Après une longue absence (beaucoup de projets) voilà un billet un peu “My Geek life”, qui ne manquera toutefois pas de faire connaître (je l’espère) une petite solution de backup faite main, ainsi que les ressources nécessaires pour sa mise en oeuvre. Ce qui peut éventuellement intéresser d’autres “GNU/Linuxiens” ou tout simplement les curieux.
Introduction :
J’ai, depuis le crash récent de mon disque dur, la folie un poil maladive de la sauvegarde. Jusqu’a présent j’avais aucune solution de “backup”, sachant que mon volume de travail en fichiers sources pures dépassait celui d’un Dvd et que la sauvegarde via Rsync sur un média externe demandait le transport de celui-ci ce qui, restait une solution bancale en terme de sécurité. Laisser tomber mon sac avec ordinateur portable et disque externe étant la mésaventure qui me fit prendre conscience de l’urgence de la situation. La solution était bien évidement le serveur dédié dé-localisé du ou des postes de travail. Je ne savais pas que “Super manchot” allait voler à mon secours avec une solution élégante pour mes “petits” besoins de graphiste indépendant…
Un budget limité, solutions inadaptées :
L’installation d’une machine semblait évidente. J’avais toutefois quelques réticences à cette idée, car un poste complet pour une telle utilisation semblait l’équivalent du bazooka pour tuer une mouche. Seul utilisateur d’un service de sauvegarde journalier je me voyais mal supporter la ventilation permanente d’un pc supplémentaire pour une misérable taches planifiée. C’était donc parti pour le tour des Nas (network attached storage) existants avec en tête des exigences comme l’encombrement, le bruit et la consommation électrique. Je découvris que certaines “box” autonomes existaient, celles d’Iomega ou de Netgear par exemple. Elles proposaient un ou plusieurs disques parfois en RAID avec logiciel d’administration en ligne. A priori tout pour me plaire ! Un matériel de petite taille et dédié à une seule tâche, configuration minimum et disponibilité maximum.
Pourtant concernant Netgear c’est le choix d’un système de fichiers propriétaires au constructeur qui me fit écarter cette solution. Confier les sources de ses projets a un protocole obscur est un risque que je ne voulais prendre. Dans le cas de l’Iomega c’est le prix du modèle désiré qui me faisait fuir. Cela reste a mon sens une très bonne alternative. Une autre marque intéressante : Synology avec leur modèle Cube Station. Mais là encore ma bourse criait famine. Je devais pour parfaire ma futur installation, compter l’acquisition d’un onduleur pour protéger le tout, ce qui entamait encore les quelques deniers que j’avais accumulés pour ce projet.
L’alternative à 5Watt le Nslu2 :
C’est en cherchant parmi les références de Ldlc que fis la découverte du Nslu2 de Linksys. À l’origine c’est un petit Nas architecturé autour d’un processeur ARM XScale de chez Intel avec disques Usb, 32Mo de mémoire et 8Mo de stockage Flash, disposant d’une application web de planification des sauvegarde depuis des points de montage sur le réseau. Mais il peut devenir un serveur GNU/Linux en remplaçant le micro-code d’usine par un noyau GNU/Linux et un service Ssh. En “Debootstrapant” une Debian je disposais alors d’un serveur complet administrable à volonté. Ce qui pouvait accroître grandement les possibilités de mon installation avec le budget que je m’étais fixé.
Intéressé par cette alternative je portais à présent mon attention sur les performances. Et là les chiffres annoncés sur les forums me semblaient très limités pour le stockage et la manipulation de gros fichiers. Ma curiosité me fit malgré tout prendre cette direction, attiré sans doute par le coté bidouille et le prix de la machine. Mes besoins étaient essentiellement de la sauvegarde de fichiers de travail, très souvent des vues d’interfaces ou de sites Internet soit un grand nombre de petit fichiers. j’avais que quelques document de taille importante a sauvegarder, ce qui pouvait faire l’objet d’un premier transfère de disque à disque sans passer par le Nslu2 afin de gagner du temps… Suite au prochain billet !
Note :
Le manchot de vole pas, mais dans le cadre d’un super-héros