Svg moon and planet …

By Frédéric BOEHLER on the juillet 1st, 2007 18:48

bandeau-moonlight.jpg

À la demande de Silvyn voilà un petit didacticiel sur la réalisation de la terre, lune ou autre planète avec Inkscape. C’est toujours le principe qu’il est utile de retenir et d’exploiter judicieusement. A vous de trouver votre style et votre cheminement dans la conception d’une image avec ce logiciel. Il existe toutefois quelques petites astuces ou “façons de faire” que peuvent vous simplifier la vie.

Le sujet est donc une planète (ou satellite) quelconque en svg pour profiter des propriétés du dessin vectoriel. Il est bien évidement plus simple de composer (montage) une image à partir de bitmaps ou autres ressources que l’on peut même parfois trouver sur les sites, comme ceux de la Nasa par exemple.

Cela-dit c’est beaucoup moins fun et beaucoup moins pratique dans le temps. Une source Svg c’est souple et rapide à retoucher puis à exporter.

#1.1 : L’image que l’on souhaite obtenir.

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Comme vous pouvez le constater tout est histoire de “layers” superposés. La question est comment créer ces couches successives qui forment l’image finale. Dans ce cas on souhaite tout de même se rapprocher d’un modèle réel, retrouver dans les motifs complexes de cratères une ressemblance avec la lune. Google est notre amis et encore une fois il va nous être d’une aide précieuse…

#1.2 : On commence par quoi m’sieur ?

2.1 : Dans un premier temps rassemblez des ressources, images de la lune avec une bonne définition, minimum 500×500px. Nous allons les préparer avec The Gimp afin d’extraire les motifs de cratères.

2.2 : Dans un second temps nous allons préparer l’espace de travail sous Inkscape, puis vectoriser les parties intéressantes de l’image.

2.3 : Pour finir nous allons donner de la couleur et quelques effets de glow aux objets.

#2.1 : Préparation des ressources.

Après avoir récupérer au moins une image bien contrastée (1), nous allons jouer de la luminosité et du contraste pour isoler le relief des cratères. Le but de cette opération est de fournir à Inkscape une image propre, aux contours durs afin de faciliter le travail du filtre de vectorisation.

tuto-moon-002.jpg

Dans le cas d’une images couleur vous pouvez également utiliser un filtre (décomposer) pour séparer le signal RVB et travailler les contrastes sur chaque canaux. Ici forcer la luminosité ou le contraste suffit à isoler les informations utiles de l’image (2).

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En (3) créez une image négatif de l’image (2) mais toujours sur fond blanc. L’image (2) nous donne le relief négatif de la surface de la lune. L’image (3) quand à elle va nous servir pour le relief positif.

#2.2 : Et maintenant Inkscape !

Passons à Inkscape. Créez un nouveau document avec un fond de page sombre. Cela vas vous faciliter la vie pour l’équilibrage des teintes des gris et blancs qui composent ce type d’image.

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Vectorisez (trace bitmap) les bitmaps importés …

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Ajustez les valeurs pour générer un tracé vectoriel idéal, ni trop condensé ni trop espacé, suivant le niveau de détail désiré.

#2.3 : Couleurs, glow, bloom !

Vous disposez maintenant des 2 “layers” les plus importants pour la ressemblance avec l’objet réel. Changez la couleur de la couche qui représente le relief négatif du sol lunaire. Puis répétez l’opération pour le relief positif avec une couleur clair cette fois. Superposez les objets ! N’hésitez pas à utiliser les outils d’alignement pour une plus grande précision.

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Nous allons à présent nous occuper de l’aspect “glow” de l’objet, pour un rendu fidèle, nous devons obtenir un effet important autour de l’objet, et moins présent à l’intérieur. Tout en gardant une certaine luminosité apporté par celui-ci. Commencez par créer 3 objets circulaires de la même taille. En ajoutant un glow important sur le premier, une transparence sur le second, ainsi qu’un glow plus faible sur le troisième. Assemblez ces trois objets.

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Vous pouvez superposer le groupe de 3 objets pour le “glow” ainsi que le groupe des 2 objets qui forme le relief.

tuto-moon-012.jpg

Pour renforcer les zones sombres du relief nous pouvons ajouter une couche supplémentaire faite de contours libres pour créer divers motifs plus ou moins aléatoires. Veillez cependant à concentrer les formes de grandes tailles au centre. En effet, on applique ces motifs sur ce qui est normalement une sphère, pour respecter les volumes de l’objet les formes sur les cotées ainsi que sur les pôles doivent occuper moins de place que ceux en face de l’observateur. Dans notre cas, le centre de l’objet. Une fois satisfait ajoutez-leur un “glow” important. enfin ajoutez cette couche à votre objet, qui commence a prendre forme.

tuto-moon-013.jpg

Pour finir ce didacticiel nous allons ‘’bloomifier'’ tout ça ! Dupliquez l’objet du relief positif (2), et ajoutez du ‘’glow'’. Superposez ensuite cette couche à l’objet (3).

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Le relief positif garde un peu de sa netteté mais gagne des contours flous accroissant la luminosité, et créant de ce fait une rémanence de la lumière. Vous pouvez agrémenter votre objet de plusieurs de ces couches qui ajoutent ce coté “mystique”. Il faut toutefois pas trop en abuser, mais plutôt utiliser cette technique pour diminuer le coté tranchant que peut avoir les images de type vectoriel. Dans le cas de la lune, la marge de manœuvre reste souple car floue (voir laiteuse) ou net, la Lune reste largement identifiable. Floue l’image sera interprété comme vue au travers un ciel humide. Un relief net au contraire peu représenter une visualisation par un temps clair, voir dans l’espace.

Conclusion :

À l’aide que de quelques “tips” il est possible de créer des planètes, imaginaires ou réels grâce à la vectorisation de bitmaps qui représentent les reliefs ou les continents. J’espère que cela vous sera utile.

Happy Inkscape !

Gloss et compagnie !

By Frédéric BOEHLER on the avril 15th, 2007 14:47

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J’avais rapidement montré (à l’Aam) comment effectuer un ‘’Gloss Style'’ sur une icône en Svg. J’avais également fait un billet sur mon ancien site web (gribouillage-libre.com) sur la méthode à employer.

Je re-publie donc ce billet pour ceux qui sont intéressées par le sujet. En attendant la vidéo de la mini-conf. Il faut savoir que ce principe fonctionne avec tous les types de formes et d’objets. Comme souvent en infographie il faut penser couches et superpositions. Voilà le schéma que j’avais publié :

boule-gloss-sch-1.jpg

Amusez-vous bien ;)

Calibrez votre écran

By Frédéric BOEHLER on the février 7th, 2007 23:22

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#1.1 Préliminaires :

Dans ce premier didacticiel, nous allons voir une base essentielle, la calibration de vos moniteurs. La problématique est de limiter de façon précise la déformation des couleurs entre les différents supports (écran 1 –> écran 2, écran 1 –> impressions par ex.).

Pour ce faire nous allons effectuer un tour d’horizon des utilitaires GNU/Linux utiles à la calibration et à l’application des paramètres d’un profil Icm créé avec une sonde. Cet investissement est un mal nécessaire, de plus les écrans devront être re-calibré de façon récurante afin de garantir l’intégrité des couleurs dans le temps et dans l’usure de vos moniteurs.

Malheureusement il n’y a qu’un nombre limité de sondes fonctionnelles sous GNU/Linux. Il est toutefois possible d’acquérir un profil créé sous MacOs ou Windows à l’aide du colorimètre et de son logiciel afin de l’utiliser sous GNU/Linux.

Mais revenons deux petites minutes sur le terme de ‘’Calibration'’. On l’utilise afin de qualifier l’ensemble du processus. À tort ! on peut citer deux actions principales :

a) Le calibrage proprement dit, qui consiste à utiliser les réglages matériels de l’écran afin de configurer certaines bases (la luminosité, le gamma, la température de couleur par ex.).

b) La caractérisation, est la phase ou le profil Icm sera créé. La sonde (ou colorimètre) juge les signaux envoyés par le logicel de calibration (fournis avec la sonde) et les compare avec les couleurs idéales du Consortium ICC.

Une caractérisation réussi est intimement lié aux paramètres du calibrage, si vous souhaitez changer votre calibrage il sera nécessaire d’exécuter une nouvelle caractérisation.

Important : Il est primordial de désactiver tout dispositifs de gestion de profil ou de correction de gamma avant de procéder aux réglages. Je pense notamment à Adobe Gamma largement diffusé sous Windows l’ors de l’intallation d’un Photoshop.

#1.2 En pratique :

Passons aux choses concrètes. Pour ceux qui n’ont pas de sonde de calibration sachez que les premiers prix se situent aux alentours des 90€ ce qui est abordable, une méthode existe néanmoins pour calibrer très approximativement votre moniteur sans colorimètre. Je commencerais par celle-ci.

Nous allons installer Monica, afin de calibrer votre écran et de faire une caractérisation à l’aide de vos yeux. Très similaire à Adobe Gamma, cet utilitaire va nous permettre d’établir dans un premier temps le ‘’black point'’ de votre moniteur. Puis, dans un second temps vous allez découvrir comment ajuster le signal pour chaque canal (Rouge, Vert, Bleu).

Vous pouvez récupérer un binaire à cette adresse. Une fois décompressé exécutez-le.

#1.3 À la chasse au ‘’black point'’ :

Une fois démarré Monica affiche 4 mires, c’est la mire noir qui nous intéresse pour le moment. Les instructions qui suivent on pour but de préparer l’écran aux conditions idéales de réglages pour la caractérisation c’est le ‘’calibrage'’.

a) Sur la façade de votre écrans cherchez à afficher le menu des paramètres, puis allez dans le sous-menu ‘’Color'’ ou ‘’Color Temp'’ afin de fixer la valeur à 65000K. Ensuite réglez le contraste ainsi que la luminosités au maximum.

b) À présent diminuez la valeur de luminosité tout en regardant la mire trouver le point ou les deux teintes de noirs ce confondent.

Vous êtes en mesure de différencier maintenant les 17 valeurs de gris ci-dessous :

gris.jpg

Note : Pensez à éteindre toutes sources lumineuses pouvant vous gêner au moment de calibrer vos écrans, une phase de chauffe de 30 minutes pour vos moniteurs est également conseillé.

#1.4 La caractérisation sans colorimètre :

La suite de ce tutoriel va se porter sur la caractérisation des signaux Rouge, Vert, Bleu. Le principe est le même que pour la calibration, à la différence que les réglages s’effectuent via des jauges pour le gamma de chaque couleurs.

slider.jpg

Une fois satisfait de vos paramètres enregistrez votre fichier et allez le consulter. Il se compose d’instructions relativement simple et utilisables pas d’autre utilitaires.

fglrx_xgamma -quiet -rgamma 1.00 -ggamma 1.00 -bgamma 1.00

On peut observer que l’utilitaire de correction des gamma approprié dans le cas de ma station de travail est ‘’fglrx_xgamma'’ car Monica détecte la présence d’une carte Ati. Je n’est pourtant pas cet utilitaire d’installé. Xorg de prendra donc pas en compte les changements.

Pour contourner le problème il nous suffit d’utiliter un autre utilitaire plus générique : ‘’Xgamma'’. En effet Monica est utile uniquement dans le cas d’une calibration avec mires ajustés par l’utilisateur. En d’autre termes nous nous servons de Monica pour son interface graphique, sans cet utilitaire il serais très difficile de jauger de la valeur idéale pour le signal RVB.

#1.5 Ouf ! enfin un résultat :

Pour terminer l’explication de cette première façon de procéder, c’est à dire sans colorimètre, et afin d’appliquer ce que l’on vient de voir, nous allons automatiser via un petit script la correction des gamma au démarrage de Xorg avec les valeurs indiqué par Monica :

xgamma -rgamma 1.0
xgamma -ggamma 1.0
xgamma -bgamma 1.0

Biensure dans ce cas le ‘’1.0′’ pour chaque valeurs est un exemple, vous obtiendrais des valeur sans doute très différentes pour chaque canal. Rendez exécutable ce petit script et placez-le dans le démarrage de votre gestionnaire de fenêtre favori. Votre moniteur est enfin calibré et caractérisé. Passons maintenant à une solution plus précise.

#1.6 La simplicité et la qualité d’une sonde colorimètrique :

Soyons clair, aussi bien entre les écrans que les sondes de calibration il existe des différences. Alors pourquoi utiliser un colorimètre afin de calibrer son écran ? La perception de la couleur pour nous humains, est relative à de nombreux paramètres, l’oeil absolu n’existe pas. La sonde offre une fonctionnalité essentielle pour notre problématique. Elle analyse et compare les signaux à un référent.

Elle exécute la tache de caractérisation de façon bien plus précise que notre oeil et nous permet de contenir ces paramètres dans un profil Icm. Malgré les différences minimes qui peuvent persister entre les sondes, c’est la solution la plus adapté pour exercer un contrôle sur la colorimètrie de vos images.

Si vous disposez d’un tel matériel, il est très simple d’utiliser le profil généré avec GNU/Linux. Nous allons pour cela installer ‘’Xcalib'’. Vous trouverez les sources ainsi qu’un binaire à cette adresse.

Une simple ligne de commande pour appliquer votre profil, après avoir compilé ou rendu Xcalib exécutable :

./xcalib mon_profil.icm

Voilà pour ce premier tutoriel en espérant vous avoir aidé dans la manipulation et la création de profils.

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